Central African Republic Facing Threat of Partition

Date: 
Feb 15, 2017

 

Pour la version francaise, voir ci-dessous

Leaders of the Séléka and other armed groups, seeking political and economic spoils of power, stoke sectarian violence, threaten to break apart country

A new policy brief published today by the Enough Project concludes that leaders of armed groups in the Central African Republic (CAR) are deliberately stoking sectarian violence and threats of a national break-up in an attempt to further personal and corrupt self- interests.

The report, “Dangerous Divisions: The Central African Republic faces the threat of secession,” highlights the immediate danger of partition, and recommends urgent steps to halt rising tensions, renewed armed conflict, and intercommunal divisions.

Nathalia Dukhanauthor of the brief and researcher at the Enough Project, said: “Far from the headlines, the people in the Central African Republic are again living through horror, as the leaders of factions of the Séléka and other armed groups deliberately stoke sectarian violence, including the perpetration of mass atrocities. Intercommunal tensions have been orchestrated by these militia leaders in order to legitimize self-serving calls for the segregation of communities that, while diverse, have historically lived in peaceful co-habitation.”

Brad Brooks-Rubin, Director of Policy at the Enough Project, said: “With the international community focused elsewhere, or resigned to believe that the current government is capable of solving the country's crisis, we see the Central African Republic veering toward increased communal violence and division.”

The analysis, based on extensive interviews and research in CAR, finds leaders of armed groups, mainly four factions of the Séléka, are orchestrating acts of violence along ethnic and religious lines in order to strengthen their negotiating positions in a battle for the spoils of power in that country. The report depicts a dangerous reinforcing cycle, in which widespread violence drives threatened civilians to seek the protection of these armed leaders. Those armed group leaders consequently exploit those demands for protection in calling for the separation of groups along those same ethnic and religious lines.

Dukhan adds: “The international community must take urgent action to help turn off the spigot of political and economic rewards for corrupt commanders of political-military movements who are currently incentivized to pursue their divisive and destabilizing activities.”

Brooks-Rubin adds: “Our analysis demonstrates that the situation is dire and requires engagement that focuses on accountability and pressures that can meaningfully impact those who are now motivated to pursue conflict to achieve their goals. In order for the billions of dollars recently committed to the Central African Republic to deliver what donors expect, real attention must be paid to these root causes and the measures that can help address them.”

Recommendations for the international community and the CAR government:

  • Expand and strengthen the implementation of financial pressures, including sanctions, that target the interests and vulnerabilities of the armed groups as well as the businesses that support them, whether through targeted asset freezes or measures that inhibit investment in ventures benefitting armed groups.
     
  • Seek accountability for those who are most responsible for the atrocities and economic crimes, while implementing a process of disarmament that ultimately aims to reintegrate the combatants and the communities in a fair and equitable way.
     
  • Stop enabling the legitimacy of armed groups that use violence, particularly against civilians, to seize power and/or wealth, and recognize that the system of violence does not necessarily reflect the aspirations of the combatants or of the populations who live in the areas controlled by armed groups.
     
  • Support initiatives that restore social cohesion, foster economic interdependence, and help communities heal.
     
  • Develop inclusive policies, particularly for Muslims, and address the urgent need to decentralize power as well as promote local democracy and local development.

Link to full report: http://eno.ug/2knOjX1

Link to the report in French: http://eno.ug/2kKdwXF 

Read more on the U.N. Panel of Experts recent findings on CAR:

For media inquiries or interview requests, please contact: Greg Hittelman, Director of Communications, +1 310 717 0606gh@enoughproject.org.

About THE ENOUGH PROJECT

The Enough Project, an atrocity prevention policy group, seeks to build leverage for peace and justice in Africa by helping to create real consequences for the perpetrators and facilitators of genocide and other mass atrocities. Enough aims to counter rights-abusing armed groups and violent kleptocratic regimes that are fueled by grand corruption, transnational crime and terror, and the pillaging and trafficking of minerals, ivory, diamonds, and other natural resources. Enough conducts field research in conflict zones, develops and advocates for policy recommendations, supports social movements in affected countries, and mobilizes public campaigns. Learn more – and join us – at www.EnoughProject.org

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La Républiques Centrafricaine face à des menaces de partition

Les leaders de la Séléka et d’autres groupes armés, motivés par l’obtention d’avantages politiques et économiques, instrumentalisent les violences sectaires et menacent de diviser la Centrafrique.

Un nouvel article publié aujourd’hui par l’Enough Project révèle que les leaders des groupes armés en République Centrafricaine instrumentalisent les violences sectaires et menacent l’unité nationale pour des intérêts politiques et financiers personnels.

L’article, “Territoire Morcelé, Communautés Divisées : La République Centrafricaine face à des menaces sécessionnistes” met en lumière un danger immédiat de partition du pays et recommande des mesures urgentes pour mettre fin à l’escalade des violences, aux luttes armées et aux divisions intercommunautaires.

Nathalia Dukhan, l’auteur de l’article et chercheur à l’Enough Project, affirme que : “Loin de l’attention médiatique, les citoyens de la République Centrafricaine vivent de nouveau l’horreur. Depuis la fin de l’année 2016, les luttes fratricides entre groupes armés entrainent des massacres de grande ampleur. Ces chefs de guerre n’hésitent pas à alimenter les violences sectaires pour défendre des intérêts politiques et économiques particuliers. La partition de facto de la Centrafrique est aujourd’hui justifiée par les tensions inter-ethniques et devant le statut quo de la communauté internationale, une branche de la coalition Séléka en vient même à brandir des menaces sécessionnistes.

Brad Brooks-Rubin, directeur des campagnes de l’Enough Project, affirme que : “Avec l’attention de la communauté internationale focalisée ailleurs, ou résignée à croire que le gouvernement actuel est en mesure de résoudre la crise du pays, nous observons pourtant une recrudescence des violences et des divisions intercommunautaires en République Centrafricaine.”

L’analyse, basée sur des entretiens et une recherche réalisés en Centrafrique, révèle que les leaders des groupes armés, particulièrement les quatre factions issues de la coalition Séléka, instrumentalisent des actes de violence sur base ethnique et religieuse pour renforcer leurs positions de négociations dans une quête du pouvoir. Le rapport décrit une dynamique dangereuse dans laquelle les violences généralisées amènent les civils, exposés à des menaces, à rechercher la protection des leaders des groupes armés. Par conséquent, les leaders de groupes armés exploitent ce besoin de protection en justifiant une nécessaire séparation avec les autres groupes sur base ethnique et religieuse.

Dukhan poursuit : “La communauté internationale doit réagir et prendre des mesures urgentes qui viseraient à mettre fin à la croyance générale qu’être commandant d’un mouvement politico-militaire garantit des récompenses, des postes politiques prestigieux et l’enrichissement individuel”.

Brooks-Rubin poursuit : “Notre analyse démontre que la situation est grave et elle requiert un engagement significatif en faveur de plus de responsabilité ainsi que des mécanismes de pression qui peuvent avoir un impact significatif sur ceux qui perpétuent l’instabilité pour défendre des intérêts privés. Afin que les milliards promis à la Centrafrique par la communauté des bailleurs de fonds permettent d’aider à atteindre les objectifs souhaités, il est nécessaire d’accorder une attention véritable aux causes profondes du conflit et de mettre en œuvre des mesures qui pourraient permettre d’apporter des solutions durables.”

Recommandations à la communauté internationale et au gouvernement de RCA :

  • Etendre davantage et renforcer la mise en œuvre effective d’instruments financiers, y compris les sanctions, qui visent les intérêts et la vulnérabilité des groupes armés ainsi que les compagnies qui les soutiennent, que ce soit par le gel des avoirs ciblés ou par des mesures qui empêchent les investissements soutenant les groupes armés.
     
  • Amener les responsables des atrocités et des crimes économiques devant la justice, tout en mettant en œuvre un processus de désarmement qui vise à réintégrer les combattants et les communautés de manière juste et équitable.
     
  • Cesser d’encourager ou permettre une légitimité quelconque des leaders des groupes armés qui utilisent la violence, en particulier contre les civils, pour s'emparer du pouvoir et / ou des richesses nationales et reconnaître que le système de violence ne reflète pas nécessairement les aspirations des combattants ou des populations qui vivent dans les zones contrôlées par les groupes armés.
     
  • Soutenir les initiatives œuvrant en faveur de la cohésion sociale, d’une interdépendance économique accrue des communautés, en vue de faciliter une réconciliation.
     
  • Développer des politiques inclusives, notamment en intégrant les ethnies de confession musulmane et répondre à la nécessité urgente de décentraliser le pouvoir, de promouvoir la démocratie locale et le développement local.

Lien du rapport complet: http://eno.ug/2kKdwXF

Lien du rapport en anglais: http://eno.ug/2knOjX1

Pour en savoir plus sur les récentes enquêtes du Panel d’Experts sur la RCA :

Pour toute requête médias ou demande d’entretien, veuillez contacter : Greg Hittelman, directeur de la Communication, +1 310 717 0606gh@enoughproject.org.

À propos de ENOUGH PROJECT

Organisme de promotion des politiques de prévention des atrocités, Enough Project cherche à mobiliser les efforts en faveur de la paix et de la justice en Afrique en s’efforçant d’appliquer des sanctions contre les auteurs et les complices de génocides et d’autres atrocités de masse. Enough lutte contre les régimes kleptocrates violents et les groupes armés portant atteinte aux droits, alimentés par la grande corruption, la criminalité et la terreur à l’échelle internationale, ainsi que le pillage et le trafic de minéraux, d’ivoire, de diamants et d’autres ressources naturelles. Enough mène des enquêtes de terrain dans les zones de conflits, élabore des recommandations politiques en faveur desquelles il plaide, soutient des mouvements sociaux dans les pays touchés par des conflits et organise des campagnes publiques. Pour en savoir plus et nous rejoindre, rendez-vous sur www.EnoughProject.org.